Ivre de livres

La Cour des Miracles


Je me suis enfin décidé à faire une évaluation des 20 nouvelles que comporte le support du Prix Mille Saisons 2016, ce prix qui sera décerné grâce aux votes des lecteurs et qui permettra à l'heureux élu de publier un roman issu de l'univers de la nouvelle gagnante.

Pour chaque auteur présent dans l’ouvrage, vous trouverez les informations suivantes :

 

X.    Auteur

·         Titre : Titre de l’oeuvre

·         Public : A qui est destiné l’œuvre ?

·         Genre : Le genre littéraire

·         Note : Note sur 20 décomposée en 5 notes sur 4 points maximum

-  Ambiance – Note : Il s’agit ici de donner un point de vue sur l’atmosphère qui se dégage de l’œuvre, du plaisir que j'ai eu à la découvrir.

-  Écriture – Note : Mon appréciation de la plume de l’auteur, de son style.

-  Imaginaire – Note : Reflète ma perception de la cohérence et de la richesse de l’univers dans laquelle se situe l’œuvre.

-  Originalité – Note : Tout est dit, c’est mon évaluation de l’originalité de l’œuvre.

-  Universalité – Note : Je détermine ici avec quelle facilité j'arrive à me projeter dans d’autres œuvres issues du même univers (ce qui est le concept même du Prix Mille Saisons).

 

1.    Mélaine Legrand

·         Titre : Debout les morts !

·         Public : de 7 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy urbaine

·         Note : 15/20

-  Ambiance – 4 : Mélaine nous entraîne dans une ambiance à la Terry Pratchett, dans une Fantasy bourrée d’un humour décalé et pince sans rire. Plusieurs passages m’ont fait pouffer de rire, je suis très fan.

-  Écriture – 4 : Le style d’écriture de Mélaine est très fluide et se lit sans accroc, avec beaucoup de plaisir. Syntaxe, ponctuation, rythme des phrases, tout est là, Mélaine a déjà tout d’une auteure confirmée.

-  Imaginaire – 2 : Drak, la ville dans laquelle se déroule l’intrigue, se situe à priori dans un univers médiéval-fantastique, mais ce n’est pas très bien défini. Plusieurs indices étayent cette supposition : Guildes de voleurs, d’assassins, de mendiants, présence de nains, de vampires et de zombis, la transition de gouvernement s’effectue par l’élimination du précédent. C’est à peu près tout et c’est le principal point faible de Debout les morts !

-  Originalité – 3 : Je sais que d’aucuns reprochent à Mélaine une inspiration un peu ouvertement Pratchettienne. Reste que pour moi, Debout les morts !, se démarque plus du lot que beaucoup d’autres nouvelles présentes dans La Cour des Miracles. Par contre son traitement de la cour des miracles elle-même reste d’un classicisme absolu : Mendiants et gueux réunis autour d’un grand chef, dans une organisation discrète à défaut d’être secrète.

-  Universalité – 2 : Je pense que vous l’aurez compris, j’ai très envie de lire d’autres œuvres de Mélaine. Pour autant, la note que je lui attribue en terme d’universalité est en-dessous de la moyenne, et ce pour deux raisons : la première tient au flou qui entoure Drak ; la seconde c’est que je me demande un peu où Debout les morts ! nous emmène… A l’instar de Drak, les héros de la nouvelle ne sont pas très fouillés, on sait finalement peu de chose sur Ewald, Desmond Soulard et Mr Duval ; de ce fait, peu de liens se créent entre eux et le lecteur. C’est le style de Mélaine qui me plaît, pas forcément son univers, ou du moins n’en ai-je pas de preuve manifeste dans cette nouvelle.

 

2.    Jonathan Millet

·         Titre : Les enfants du rêve

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy

·         Note : 15/20

-  Ambiance – 2 : L’ambiance mise en place par Jonathan est pesante, anxiogène ; c’est voulu et bien rendu. L’humanité semble au bord du gouffre et rien ne semble pouvoir arrêter son glissement inexorable. Personnellement, je trouve cette ambiance un peu trop oppressante, c’est d’ailleurs le principal reproche que j’adresserais aux enfants du rêve.

-  Écriture – 3 : Jonathan maîtrise le rythme des phrases qui s’allongent et se raccourcissent quand il le faut. Je ne lui reprocherais qu’une utilisation un peu trop importante du participe présent qui alourdit un peu son écriture.

-  Imaginaire – 3 : La ville, sans nom, dans laquelle se situe l’action est assez finement rendue, par petites touches successives. Les personnages sont assez bien précisés, mais l’univers reste flou. C’est bien entendu toute la difficulté du Prix Mille Saisons qui exige de donner envie au lecteur d’en savoir plus, sans trop en dévoiler non plus. Jonathan s’en sort plutôt bien.

-  Originalité – 4 : Je n’ai rien lu jusqu’à présent qui s’approche de l’univers dépeint par Jonathan. Au niveau de l’ambiance, je pense que ce qui s’en approche le plus serait l’univers de Moorcock, Elric ou Stormbringer, dans leur aspect désespéré, le côté héroïque en moins. La cour des miracles est ici une cour de justice ce qui ajoute encore à l’originalité de la nouvelle.

-  Universalité – 3 : Les enfants du rêve appellent une suite, c’est évident. Si je n’ai pas attribué la note maximale, c’est que je n’ai pas été complètement transporté, malgré les qualités indéniables de la nouvelle ; c’est probablement en raison de la désespérance qui plane sur cet univers (et qu’on pourra peut être également me reprocher).

 

3.    Vincent Mondiot

·         Titre : La bande du 21

·         Public : de 5 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantastique contemporain

·         Note : 14/20

-  Ambiance – 3 : Il y a de la truculence chez Vincent qui pose une ambiance positive et bon enfant. C’est clairement l’œuvre la plus orientée jeunesse de La Cour des Miracles.

-  Écriture – 3 : Alors que le thème même de La bande du 21, un groupe d’animaux de compagnie qui règnent sur un hall d’immeuble, ainsi que le côté gentillet de la nouvelle, évoque une œuvre destinée à la jeunesse, Vincent utilise un langage plutôt ordurier dès le démarrage, peut-être pour éviter justement de tomber par trop dans l’enfantillage. A mon avis c’est contre-productif et Vincent l’abandonne d’ailleurs progressivement. Pour le reste la nouvelle se lit avec plaisir.

-  Imaginaire – 3 : Les personnages sont assez bien rendus et leurs caractères détaillés. On visualise assez bien ce qu’ils sont et ce dont ils sont capables.

-  Originalité – 2 : C’est un peu le point faible de La bande du 21. Comment ne pas établir un parallèle avec La guerre des clans de Erin Hunter, pour ne citer qu’elle. L’univers de Vincent est plus urbain et cosmopolite – il inclut d’autres animaux – mais il n’en reste pas moins que des aventures de nos compagnons à quatre pattes, ce n’est pas ce qui manque. Vincent n’apporte rien de plus au genre dans cette nouvelle. Son traitement de la cour des miracles est par contre plus original, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue.

-  Universalité – 3 : J’ai honnêtement, malgré les défauts évoqués plus haut, une tendresse particulière par La bande du 21. La nouvelle se lit avec beaucoup de plaisir et je n’hésiterais pas à investir pour lire un roman issu de cet univers. Pour autant le manque d’originalité ne me permet de donner une meilleure note dans cette rubrique.

 

4.    Marine Auriol

·         Titre : La nuit d’Angus

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy urbaine

·         Note : 15/20

-  Ambiance – 2 : La nuit d’Angus n’est pas la nouvelle la plus typée de La Cour des Miracles. Nous sommes ici dans une ambiance médiévale-fantastique classique, avec ses parts d’ombre et de lumière. C’est propre, presque un peu trop net. Elle aurait mérité un 3 nonobstant certains choix de noms, tel celui de Bouby, qui ne m’a pas paru approprié pour un chef de gang.

-  Écriture – 4 : Le style de Marine est juste, sans reproche. La lecture est fluide et sans accroc, descriptions et dialogues s’enchaînent bien, nous permettant de découvrir l’univers dans lequel nous évoluons sans nous lasser.

-  Imaginaire – 4 : On a une idée assez précise de l’univers dans lequel on évolue à l’issu de la lecture. Les personnages principaux sont bien campés.

-  Originalité – 2 : Le thème de la cour des miracles est ici à peine abordé et ce qui en est dévoilé reste dans une veine éminemment classique. Il en est de même pour l’univers de La nuit d’Angus qui reste dans les canons de la Fantasy. J’y ai retrouvé une ambiance à la Conan le barbare, les gros muscles en moins, concernant la description de la ville.

-  Universalité – 3 : La nouvelle trace la voie pour la suite de l’aventure. Le style est bon et, pour qui aime la Fantasy classique, je pense que nous serons quelques uns à attendre le roman issu de cet univers.

 

5.    Marion Poinsot

·         Titre : La mine d’or d’Eduardo

·         Public : de 7 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy western

·         Note : 13/20

-  Ambiance – 2 : Le texte de Marion est un peu plat. Pas mal d’éléments sont prometteurs, mais il n’en ressort pas grand-chose dans la nouvelle. Cette absence d’ambiance s’explique peut-être par des personnages un peu trop lisses.

-  Écriture – 2 : Je n’ai pas relevé d’erreur majeure dans l’écriture de Marion. Certaines phrases ont tendance à être un peu longues, mais rien de rédhibitoire. Les dialogues sont par contre un peu creux et lisses ce qui nuit au plaisir de la lecture.

-  Imaginaire – 2 : L’univers dépeint dans La mine d’or d’Eduardo est intéressant, même s’il n’est qu’esquissé. Les personnages manquent de caractère, ce qui est étonnant pour une auteure issue de la BD.

-  Originalité – 4 : Si la cour des miracles dépeinte par Marion reste somme toute classique, des mendiants retrouvent l’usage de leurs membres, la méthode utilisée pour y parvenir est originale, plus encore dans une ambiance western. Je n’en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue. L’univers lui-même est très original, mêlant de manière intéressante la Fantasy (nains, elfes, hommes-lézards et magie) au Western (cowboys, fusillades sous le soleil et cavalerie).

-  Universalité – 3 : Si la forme n’est à mon sens pas à la hauteur, l’univers dépeint mériterait d’être exploré plus avant.

 

6.    Marie-Christine Codarini

·         Titre : La jeune fille au dessin

·         Public : de 7 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Anticipation

·         Note : 14/20

-  Ambiance – 3 : Marie-Christine nous propose un texte tout en finesse, sans arme, ni haine, ni violence, comme aurait dit Spaggiari. Dans un univers froid, La jeune fille au dessin nous propose une révolte à la Ghandi, qui plaira aux plus fleurs bleues d’entre nous mais qui manquera de punch pour les amateurs de sensations fortes.

-  Écriture – 4 : Marie-Christine maîtrise son sujet et propose un texte d’une grande qualité littéraire.

-  Imaginaire – 3 : L’univers de La jeune fille au dessin est assez bien défini. Il en est de même pour les personnages.

-  Originalité – 1 : Les méga corporations ont pris le pouvoir, ceux qui s’opposent à leur pouvoir sont exclu de la société. Je ne prétendrais pas qu’on en prend pas le chemin, mais le thème a déjà été archi-débattu. La cour des miracles est également présentée dans sa forme la plus classique, celle du refuge des mendiants en fin de journée. Ce manque d’originalité est rendu plus criant encore par un manichéisme un peu trop exacerbé à mon goût : Les méchantes méga corporations oppressantes d’un côté et les gentils rebelles de l’autre, écolos et solidaires.

-  Universalité – 3 : La plume de Marie-Christine à elle seule incite à en redemander. Elle donne l’impression de pouvoir écrire le bottin sans qu’on s’ennuie à sa lecture. Je lui inflige un petit point de malus pour le manque d’action et le manque d’originalité.

 

7.    Elie Darco

·         Titre : L’arénaire du Deucalion

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Space Opera

·         Note : 18/20

-  Ambiance – 4 : C’est l’action qui prédomine dans L’arénaire du Deucalion. Au-delà même de l’aspect space opera, cette nouvelle est avant tout une nouvelle de cape et d’épée, un Trois mousquetaires new age, mâtiné de Gladiator. Ce parti-pris est bien rendu, les scènes de combat épiques à souhait.

-  Écriture – 4 : Je n’ai aucun reproche à faire au style d’Elie. Dialogues et descriptions s’enchaînent sans heurts, les scènes de combat s’équilibrent entre la préparation, la rapidité et la précision des actions réalisées ; de la belle ouvrage.

-  Imaginaire – 3 : On en sait pas mal sur le Deucalion mais assez peu sur l’univers dans lequel il gravite. Il y a bien quelques informations mais on ne sait pas, à l’issu de la lecture, vers quel ailleurs nous allons être projeté. Le personnage principal est bien détaillé, par contre les autres le sont beaucoup moins.

-  Originalité – 4 : Le destin des vaisseaux-mondes générationnels a été, à ma connaissance, assez peu évoqué dans la littérature. Y mêler des combats de gladiateurs ajoute à l’originalité de L’arénaire du Deucalion. J'ai bien aimé l'idée d'utiliser les ponts du vaisseaux-monde pour définir les contours d'une cour des miracles dans ses étages inférieurs, même si ce n'est pas sans m'évoquer Titanic.

-  Universalité – 3 : Fan de space opera, j’étais déjà très disposé à l’égard d’une nouvelle s’inscrivant dans ce genre. Comme elle est vraiment bien écrite et originale, je suis naturellement avide d’en connaître la suite. Pourquoi un 3 alors et non un 4 ? Parce qu’il semble, malheureusement, que l’on quitte tout ce qui faisait justement l’originalité de la nouvelle, à savoir l’arénaire et le Deucalion.

 

8.    Olivier Vanderbecq

·         Titre : La grande purge

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Uchronie fantastique

·         Note : 16/20

-  Ambiance – 4 : L’atmosphère de La grande purge est gouailleuse et populacière. C’est également un roman de cape et d’épée où l’on ferraille dur.

-  Écriture – 4 : Olivier propose une uchronie du XVIIème siècle et emploie un vocabulaire adhoc, qui renvoie bien à l’époque qu’il dépeint, tout en restant lisible par le commun des mortels. Il réussit à alterner descriptions et scènes d’action ; les dialogues sont plutôt rares mais employés à bon escient.

-  Imaginaire – 3 : Le cadre, la France du XVIIème siècle, étant déjà connu, Olivier peut se permettre de détailler ses personnages. C’est bien fait, les personnages sont bien caractérisés. Leur ennemi reste par contre un peu flou, entre canine et putréfaction. On ne sait pas bien non plus quelle part de fantastique recèle l’univers de La grande purge. Est-ce à dessein ?

-  Originalité – 2 : Il ne faut pas chercher l’originalité dans la cour des miracles présentée par Olivier. Elle existe ici dans son acceptation la plus historique. L’univers lui-même ne doit son originalité que par l’intervention du fantastique, d’une manière dont la marginalité reste indéfinie.

-  Universalité – 3 : Avec La grande purge, Olivier ne réussit pas tout à fait le pari de nous donner envie d’en savoir plus sur son univers, mais peu s’en faut. En conservant un peu trop d’informations par devers lui, il laisse planer le doute sur ce que sera son futur roman. Les personnages attachants et le style vif donnent quoi qu’il en soit l’envie d'en lire plus.

 

9.    Danü Danquigny

·         Titre : Sapiens incertus

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Anticipation

·         Note : 16/20

-  Ambiance – 4 : Au niveau de l’ambiance, Sapiens incertus a un lien de parenté évident avec Blade runner, avec quelques références à 1984 pour le côté Big Brother. Danü décrit très bien cet environnement technologique, froid et policé.

-  Écriture – 4 : L’écriture de Danü est fluide, autant dans les scènes d’action que dans celles de description et les dialogues qui tournent bien aussi. Le seul petit reproche que je pourrais faire à Danü tient dans les acronymes dont certains sont vraiment tirés par les cheveux.

-  Imaginaire – 2 : Si l’on comprend bien le fonctionnement, et le dysfonctionnement, du Sapiens, l’univers déshumanisé de la nouvelle laisse peu de place aux personnages. Danü ne corrige pas le tir, le héro de la nouvelle n’a ni nom, ni visage, et sa complice informaticienne, Fuma, guère plus. Seule la morte bénéficie d’un traitement de faveur. C’est peut-être voulu et cohérent s’agissant d’un récit à la première personne, mais à mon sens Danü a un peu trop forcé le trait. Par ailleurs en dehors de Granpa’ (contraction de Grand Paris ?), on a très peu d’information sur ce qui se passe dans le vaste monde.

-  Originalité – 3 : La cour des miracles est ici traitée dans sa version classique, pour un univers d’anticipation : La cour des miracles est représentée par ceux qui vivent un peu en dehors du système ; Là où Danü fait montre d’un peu plus d’originalité c’est qu’il existe un groupe encore plus marginal, les nonans, qui refusent complètement la vie aseptisée de Granpa’. Au niveau de l’univers lui-même par contre, je n’ai pas distingué grand-chose de neuf par rapport à ce que j’ai déjà pu lire dans d’autres romans d’anticipation.

-  Universalité – 3 : Sapiens incertus mérite une suite, c’est une évidence qui tient surtout à la plume de Danü, bien plus qu’à son univers lui-même, même si j’aimerais savoir si quelqu’un parviendra un jour à révéler au grand-jour l’escroquerie du Sapiens et l’influence que cela aura sur la société de Granpa’.

 

10.Philippe Deniel

·         Titre : Nouveaux alliés

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Uchronie fantastique

·         Note : 19/20

-  Ambiance – 4 : C’est un ton féroce qui ressort de la plume de Philippe dans Nouveaux alliés. L’ambiance est celle d’un roman de cape et d’épée, vif et enlevé.

-  Écriture – 4 : J’aime beaucoup le style de Philippe, agile et précis, sachant manier la syntaxe et le vocabulaire sans verser dans le pédantisme. Le XVIIIème siècle est bien rendu dans le langage sans lasser le lecteur (encore que je sois mal placé pour en juger, féru de romans historiques comme je le suis). Attention il reste pas mal de coquilles dans le texte, principalement des articles ou des adverbes qui ont été oubliés.

-  Imaginaire – 4 : Philippe réussit le tour de force de nous dépeindre un univers complexe, impliquant Louis XVI, le général Bonaparte, le marquis de Lafayette et des dryades extra-terrestres, tout en conduisant son intrigue à son terme. Les personnages sont dépeints avec le niveau de détail souhaitable.

-  Originalité – 3 : Si la cour des miracles de Philippe est conforme à la réalité historique, l’univers porté par Nouveaux alliés est étonnant : La magie florale de dryades extra-terrestres affronte le shamanisme-garou des amérindiens, le tout dans une uchronie du XVIIIème siècle dans laquelle Louis XVI sauve sa tête et son règne.

-  Universalité – 4 : Je serais vraiment malheureux de ne pas connaître la suite de Nouveaux alliés. Les intentions des dryades sont-elles pures ? L’humanité sortira-t-elle grandie de cette alliance ? La France résistera-t-elle à la pression de ses ennemis ? Autant de questions auxquelles j’ai hâte d’obtenir des réponses.

 

11.Jean-Pierre Misset

·         Titre : La vie des gueux amadouée en proverbe

·         Public : de 15 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Roman contemporain

·         Note : 11/20

-  Ambiance – 4 : L’ambiance posée par Jean-Pierre est résolument contemporaine, dynamique, avec un phrasé proche du langage courant. C’est plutôt sympa d’autant que Jean-Pierre a su éviter l’écueil d’en faire trop et qu’il manie l’humour avec talent.

-  Écriture – 3 : Dialogues et réflexions internes s’enchaînent bien. Ce n’est pas de la grande littérature, ça ne prétend pas l’être non plus d’ailleurs, mais, sorti de l’aspect familier du style d’écriture qui pourra en rebuter certains, le plaisir de la lecture est bien là.

-  Imaginaire – 1 : L’apparence des personnages n’est qu’esquissée, ce qui ne pose pas de problème. Leurs traits de caractères sont un peu plus travaillés, mais sans plus. Ce qui pèche vraiment, s’agissant sensément d’une œuvre dite de l’imaginaire, c’est l’absence d’un univers fantastique, fantasy ou futuriste : On est dans le quotidien le plus quotidien.

-  Originalité – 2 : La cour des miracles est devenue une association Loi 1901, presque caritative : Elle vient en aide aux jet-setteurs démunis… Pour le reste, l’univers décrit s’avère tout sauf original.

-  Universalité – 1 : Jean-Pierre écrit bien et La vie des gueux est sympa à lire grâce à l’humour qu’il distille. Reste qu’il ne s’agit pas d’une œuvre de littérature de l’imaginaire et que je ne vois pas comment Le Grimoire pourrait l’inclure dans sa collection Mille Saisons.

 

12.Jean-Michel Mengoli

·         Titre : Le tyran malgré lui

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Anticipation

·         Note : 12/20

-  Ambiance – 1 : En raison d’autres aspects que j’évoquerais plus bas, j’ai trouvé le récit assez plat ; En tout cas il ne m’a personnellement pas fait vibrer du tout.

-  Écriture – 3 : La plume de Jean-Michel est sans reproche fondamental : Les phrases sont équilibrées et respectent les règles de ponctuation. J’ai deux petits reproches à faire cependant. Le premier concerne les jeux de mots : Donner le nom de « Mire » à l’oracle qui permet d’avoir une vision sur l’avenir, juste pour le plaisir de pouvoir baptiser le futur tyran le « mire-acculé », franchement, c’est un peu too much pour moi. Le deuxième concerne l’emploi un peut trop systématique du passé-simple qui donne un aspect un peu suranné au texte. Il n’est de surcroit pas toujours utilisé a bon escient, un passé-composé aurait mérité de le remplacer à plusieurs reprises.

-  Imaginaire – 2 : Si les personnages sont assez bien rendus, leurs traits et caractères au moins présentés, il y a beaucoup de grosses ficelles et de partis-pris sans explications dans la nouvelle de Jean-Michel qui me gâchent beaucoup le plaisir de la lecture. Par exemple, pourquoi la Mire est-elle soudainement apparue place Saint-Pierre ? Ce serait l’œuvre d’extra-terrestres, cela m’aurait moins gêné, mais non, il s’agit d’«une expérience scientifique ratée (qui) avait aboutie à la création d’un cube noir de deux mètres en plein cœur du Vatican […] » : aucune explication ne vient préciser pourquoi des scientifiques faisaient une expérience à cet endroit précis. De même que l’enchaînement des événements, qui s’apparente de très près à la narration radiodiffusée de La guerre des mondes par Orson Welles, est franchement capillotracté. Qu’une émission de radio en 1938 puisse générer un mouvement de panique durant une seule nuit à l’époque où la radio est quasiment le seul média, je peux le comprendre, mais la même chose sur plusieurs jours en 2456… Date qui me pose par ailleurs également problème : Plus de 400 ans ont passé et la terre semble avoir été figée dans une bulle temporelle, car à part l’apparition de la Mire, rien ne semble avoir changé depuis.

-  Originalité – 4 : Sorti des problèmes mentionnés ci-dessus, on ne peut pas nier que la version de la cour des miracles imaginée par Jean-Michel soit originale : Il s’agit ici d’une véritable cour où l’on peut avoir le miracle d’apercevoir son avenir ; une sorte de réinterprétation des oracles antiques. J’ai bien aimé également le jeu sur les paradoxes temporels pris à rebrousse-poil où comment faire mentir le futur. Il y a de bien belles choses dans cette nouvelle.

-  Universalité – 2 : J’ai attribué une note en-dessous de la moyenne au Tyran malgré lui, parce que je n’accroche pas au style d’écriture. Je m’interroge aussi sur la capacité de Jean-Michel à continuer à jouer avec le futur, sans que cela ne me lasse. Point positif toutefois, le récit sera moins linéaire, puisqu’à présent le pouvoir comme la résistance vont essayer de tirer parti de ce que la Mire aura pu leur laisser entrevoir de l’avenir.

 

13.Thibault Bru

·         Titre : Héliopolis

·         Public : de 15 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Anticipation

·         Note : 13/20

-  Ambiance – 4 : Noir, c’est noir, il n’y a plus d’espoa-a-ar ! Un noir assez foncé, du genre Back in black. C’est d’ailleurs assez marrant car vous connaîtriez Thibault, physiquement (non, pas à ce point-là non plus), que vous seriez probablement aussi surpris que moi à la lecture d’Héliopolis : Sa nouvelle ne lui ressemble pas vraiment. La nouvelle ne manque pourtant pas d’humour, noir, s’entend.

-  Écriture – 2 : Niveau ponctuation, Thibault ne connait que le point, un point c’est tout. La virgule, le point-virgule, les deux points (qui comprennent pourtant des points) ? Circulez, y a rien à voir ! Du coup les phrases de Thibault ont tendance à être courtes. Très courtes. Vraiment courtes. Et  la fin ? Ça gonfle !

-  Imaginaire – 4 : J’ai adoré la description que Thibault fait de Rython ; j’aimerais beaucoup savoir faire aussi bien. Thibault ne rentre pas dans les détails, mais l’univers est lui aussi bien campé, on comprend ce qui se passe et pourquoi ça se passe ; simple et efficace.

-  Originalité – 2 : La nouvelle est assez librement inspirée de Soleil vert. La cour des miracles est ici le lieu où est concentré le bétail qui servira à… je vous laisse le découvrir par vous-même.

-  Universalité – 1 : A l’issu de la lecture de la nouvelle, on a percé le secret d’Héliopolis. Du coup, que nous reste-t-il ? Une bonne nouvelle qu’on a eue du plaisir à lire, mais dont je ne vois pas comment on en tire un roman. Je peux me tromper bien sûr, l’imagination des auteurs étant féconde et retorse !

 

14.Philippe-Aurèle Leroux

·         Titre : Atrium miraculorum

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Uchronie fantastique

·         Note : ??/20

-  Ambiance – ? : Je n’aurai pas la prétention de me noter moi-même. Je vais me contenter de faire remonter les critiques qui m’ont été adressées. Au niveau de l’ambiance on m’a régulièrement reproché une atmosphère trop martiale et masculine : ça sent par trop la sueur et pas assez la rose. Critique entendue, j’ai déjà féminisé le premier chapitre de mon roman et l’un de mes principaux protagonistes a changé de sexe (sans passer par le Brésil).

-  Écriture – ? : Au niveau du style, les principaux reproches qui m’ont été adressés concernent une certaine forme de pédanterie au niveau du vocabulaire. Mais surtout, surtout, d’avoir abusé des notes de bas de page. Je fais à ce sujet mon mea culpa : Il s’agissait de ma première édition et je n’ai pas maîtrisé cet aspect qui apparaissait bien moins omniprésent au format A4. J’avais de surcroit demandé à ce que les notes figurent en fin de nouvelle de manière à ce qu’elles hachent moins la lecture, mais je n’ai pas été entendu. Quoiqu’il en soit il y en avait trop, pas toutes utiles de surcroit. Là aussi, j’ai corrigé le tir, on ne m’y reprendra pas !

-  Imaginaire – ? : Je n’ai pas eu trop de retours négatifs à ce sujet, si ce n’est un peu trop de jusqu’au-boutisme dans le traitement de ma nouvelle. L’influence du Trône de fer sans doute.

-  Originalité – ? : Ma cour des miracles à l’envers fonctionne plutôt bien, selon les retours obtenus. Les critiques sur l’originalité de ma nouvelle en elle-même sont également plutôt bonnes.

-  Universalité – ? : Le bilan est ici assez contrasté, certains ne se projetant pas plus loin que la nouvelle, ou n’arrivent pas à envisager quelle suite je peux y donner, tandis que d’autres m’ont fait part de leur vif intérêt. Ce qui est certain, c’est que mon projet est abouti, que l’action se déroulera une quinzaine d’années après celle d’Atrium miraculorum, et que la rédaction a commencé. Si vous voulez jouer le jeu de la notation selon les critères ci-dessus et me faire part de vos conclusions, je suis preneur !

 

15.Jean-Pierre Favard

·         Titre : L’appât

·         Public : de 15 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy urbaine

·         Note : 16/20

-  Ambiance – 4 : L’appât est une nouvelle médiévale-fantastique bien rugueuse qui n’est pas sans m’évoquer le Trône de fer et ce n’est pas pour me déplaire. C’est donc une fable particulièrement cruelle qui nous est contée ici ; âmes sensibles s’abstenir.

-  Écriture – 3 : Jean-Pierre a une tendance à abuser des phrases courtes. Pour autant la lecture de L’appât est une vraie partie de plaisir, contrairement à ce qu’elle recèle. Descriptions et dialogues s’enchaînent bien, avec un vrai satisfecit pour les derniers cités, qui sont particulièrement percutant et bien rodés.

-  Imaginaire – 3 : Jean-Pierre privilégie l’action et les dialogues à la description de ses personnages et de son univers. C’est particulièrement dommageable en ce qui concerne le Korrigan, pour ceux qui n’ont pas eu l’heur de suivre ses aventures précédentes. On sait malgré tout où l’on évolue et à qui on à affaire et c’est bien l’essentiel malgré tout.

-  Originalité – 2 : L’originalité n’est pas le point fort de L’appât. La cour des miracles qui y est décrite respecte les canons du genre. L’univers lui-même ne possède pas de particularités manifestes. La magie est bien présente, preuve en est d’Amacorre, de la capacité d’invisibilité de certains (et surtout d’une certaine) ou encore de la présence du Korrigan, mais c’est bien le propre d’un univers médiéval-fantastique.

-  Universalité – 4 : Jean-Pierre n’a as réellement créé une nouvelle, mais bien plus un teaser pour son futur roman. En ce qui me concerne, il a parfaitement atteint son but, je souhaite réellement connaître la suite de l’aventure.

 

16.Kéti Touche

·         Titre : Chini Ya

·         Public : de 5 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Anticipation ?

·         Note : 14/20

-  Ambiance – 2 : Il est difficile de définir l’ambiance de Chini Ya. La nouvelle évoque tout à tour des influences japonaises, par le choix des noms des protagonistes, aborigènes ou amérindiennes, par l’expérience shamanique vécue, voire madmaxienne, par la description de l’habitat d’Huruma ; le tout dans un univers qui évoque quant à lui un monde médiéval-fantastique… C’est tellement hétérogène que cela finit par en être perturbant.

-  Écriture – 4 : Le seul reproche que je pourrais faire à Kéti, concernant sa plume, s’est de parler un peu trop par énigmes. Énigmes qui seront révélées au cours du roman, à n’en pas douter, mais c’est un peu frustrant et ajoute au malaise lié au manque de repères évoqué ci-dessus.

-  Imaginaire – 2 : Kéti ne fait qu’une seule description de personnage, mais elle est bien faite. Par contre, comme déjà évoqué, l’univers dans lequel nous évoluons est très difficile à appréhender et c’est dommage parce qu’il semble intéressant.

-  Originalité – 3 : Si la cour des miracles est traitée sous son angle classique, Chini Ya sort du lot des nouvelles présentées dans La cour des miracles ; On ne peut la confondre avec aucune autre.

-  Universalité – 3 : Chini Ya mérite sans aucun doute une suite, que je découvrirais probablement avec plaisir. Si j’en avais découvert un peu plus sur l’univers pour me faire une idée plus précise, j’aurais probablement attribué un point de plus.

 

17.Guillaume Roussel

·         Titre : Pendaison haute et cour

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantasy urbaine

·         Note : 16/20

-  Ambiance – 3 : Il s’agit d’un texte à la première personne traité sur un ton familier. Guillaume fonctionne pas mal par analogies imagées et pittoresques qui donnent du charme à son texte.

-  Écriture – 4 : La plume de Guillaume est fluide, on s’y sent comme dans un chausson. Les analogies fonctionnent bien, les dialogues sont pertinents ; c’est un auteur qui maîtrise bien la langue.

-  Imaginaire – 3 : Les personnages et leurs caractères sont détaillés. L’univers de Babel est assez bien dépeint, suffisamment pour qu’on s’y retrouve. La seule chose qui m’a gênée concerne le pouvoir que les cartes donnent, ou non. Honnêtement le tour de passe-passe opéré par le rifaudé pour dénouer la situation me laisse un peu mal à l’aise : Je trouve la ficelle un peu grosse.

-  Originalité – 3 : Si la cour des miracles dépeinte par Guillaume reste classique, l’univers présenté est par contre assez intéressant en raison des 16 cartes du tarot de Babel.

-  Universalité – 3 : Avec un univers aussi intéressant et une belle plume, Guillaume a su saisir mon intérêt. Attention toutefois à utiliser le pouvoir des cartes à bon escient, je n’aime pas trop qu’on me fasse prendre des vessies pour des lanternes.

 

18.Ethel Karskens

·         Titre : La valse des miracles

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Burlesque

·         Note : 14/20

-  Ambiance – 2 : La valse des miracles est une nouvelle burlesque, qui m’a évoqué le film Delicatessen de Caro et Jeunet. C’est un genre qui laisse rarement indifférent : On adore ou on déteste. Je ne suis pas fan, mais je dois reconnaître que c’est bien fait.

-  Écriture – 4 : Ethel manie la plume avec adresse et brio, au-delà du grand n’importe quoi de l’histoire et des dialogues, sans queue ni tête (mais c'est la loi du genre),

-  Imaginaire – 3 : Comme dans un film de jeunet, les personnages et leurs caractères sont outrés et l’univers peu crédible ; il y a toutefois une cohérence dans l’incohérence, qui manque par contre à mon sens de profondeur.

-  Originalité – 4 : Original, le terme est presque trop faible pour caractériser la cour des miracles et l’univers de La valse des miracles. Il s’agit d’un spectacle burlesque et décadent.

-  Universalité – 1 : Je l’ai dit, je ne suis pas fan du burlesque, surtout en lecture. Si la nouvelle d’Ethel possède des qualités indéniables, je ne suis pas prêt à franchir le pas et à me lancer dans la lecture d’un roman complet sur ce thème-là ; un film, je ne dis pas, mais un roman, non. Ce n’est que mon avis, mais je le respecte.

 

19.Lydie Blaizot

·         Titre : Le S. I. R.

·         Public : de 12 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Science-Fiction

·         Note : 15/20

-  Ambiance – 3 : J’ai retrouvé une ambiance à la Star Wars à la lecture du S. I. R. de Lydie, version Tatooine de l’épisode IV. Dans le ton également et l’enchaînement plutôt facile des événements on peut également trouver des analogies, surtout si l'on se place du point de vue des Jawas.

-  Écriture – 4 : Lydie est agréable à lire, les phrases sont rythmées et les dialogues efficaces. La narration est au passé mais les temps sont respectés et le passé simple a su se faire discret, rien qui ne m’ait hérissé le poil à tout le moins.

-  Imaginaire – 3 : La planète Boren et sa capitale Racine sont assez bien détaillés. Le reste de l’univers reste peu ou prou inconnu, mais ce n’est pas gênant à ce stade. On sait au moins que des races extra-terrestres font partie du paysage, puisqu’on en rencontre deux espèces. Par contre les personnages ont des descriptions plus que sommaires, quant elles ne sont pas purement et simplement absentes, comme celle du président du S.I.R., par exemple, ou encore celle des les valoriens, l’une des deux races extra-terrestres : Des oublis fâcheux à mon humble avis.

-  Originalité – 2 : La cour des miracles de Lydie est une version futuriste d’une cour des miracles historique, rien de bien original ici. L’organisation semble plus se soucier du bien être de ses membres que de s’enrichir, ce qui est une vision idéalisée et un peu gentillette d’une cour des miracles. L’univers lui-même ne semble pas déborder d’originalité, mais on n’en connaît pas grand-chose.

-  Universalité – 3 : Des perspectives intéressantes sont ouvertes par le fait que l’ensemble de la cour déménage et va désormais écumer l’espace. Fan de space opera, j’ai hâte de découvrir la suite des aventures du S. I. R.. Je crains un peu toutefois une intrigue trop simple, des personnages pas assez fouillés et un univers pas assez démarqué de ce qui existe déjà. Je ne demande qu’à être contredit.

 

20.Robert Belfiore

·         Titre : Un certain Mr Joly

·         Public : de 7 à 77 ans (et plus si affinités)

·         Genre : Fantastique

·         Note : 13/20

-  Ambiance – 3 : Un certain Mr Joly fait régner une ambiance potache et racaille sur La cour des miracles. On y retrouve le lycée et ses vicissitudes et surtout les pires briseurs de profs que la création aie portée. C’est donc une nouvelle qui fleure bon la banlieue, mais aussi le souffre.

-  Écriture – 3 : Robert a usé d’un artifice pour écrire Un certain Mr Joly : Il a transmis la narration de sa nouvelle à l’un des élèves. De ce fait, les fautes de français sont, potentiellement, voulues. Au moins Robert a-t-il eu la sagesse de ne pas abuser de cet artifice et a-t-il utilisé le meilleur des mauvais élèves à sa disposition : La langue reste donc maîtrisée dans l’ensemble et nos yeux ne saignent-ils pas à la lecture du texte.

-  Imaginaire – 1 : A ce niveau-là, c’est plutôt le calme plat : On comprend bien que le malin est dans la place, mais que fait la police de l’Air et Sans Frontières ? On n’en sait rien ! De même les personnages ne sont-ils pas très approfondis et surtout manquent de crédibilité : Ils passent de terreurs absolues à bleuettes à cœur tendre en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire.

-  Originalité – 4 : Un certain Mr Joly ne manque pas d’originalité : Sa cour des miracles est figurée par la classe poubelle d’un lycée de banlieue. L’univers m’évoque mon passé ludirôliste d’In Nomine Satanis et ça me fait plutôt plaisir, car c’est un bon souvenir et que ce n’est finalement pas si fréquent.

-  Universalité – 2 : Difficile d’imaginer une suite directe à Un certain Mr Joly. L’univers m’intéresse à priori, mais il n’est pas suffisamment défini pour que je puisse attribuer une meilleure note.


En conclusion

Auteur

Philippe Deniel

Elie Darco

Jean-Pierre Favard

Danü Danquigny

Olivier Vanderbecq

Guillaume Roussel

Mélaine Legrand

Lydie Blaizot

Marine Auriol

Jonathan Millet

Marie-Christine Codarini

Vincent Mondiot

Kéti Touche

Ethel Karskens

Thibault Bru

Marion Poinsot

Robert Belfiore

Jean-Michel Mengoli

Jean-Pierre Misset

Philippe-Aurèle Leroux

Nouvelle

Nouveaux alliés

L’arénaire du Deucalion

L’appât

Sapiens incertus

La grande purge

Pendaison haute et cour

Debout les morts !

Le S. I. R.

La nuit d’Angus

Les enfants du rêve

La jeune fille au dessin

La bande du 21

Chini Ya

La valse des miracles

Héliopolis

La mine d’or d’Eduardo

Un certain Mr Joly

Le tyran malgré lui

La vie des gueux amadouée en...

Atrium Miraculorum

Note

19/20

18/20

16/20

16/20

16/20

16/20

15/20

15/20

15/20

15/20

14/20

14/20

14/20

14/20

13/20

13/20

13/20

12/20

11/20

? ?/20


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Commentaires : 6
  • #1

    Brice Milan (samedi, 09 janvier 2016)

    Penses-tu faire de même (évaluation) pour les nouvelles du prix Mille Saisons 2017 ? En tout les cas, j'apprécie ton analyse comparative et quantitative, car la plupart du temps les éditeurs se contentent d'un refus (quand ils répondent!).

    Brice

  • #2

    Philippe-Aurèle (samedi, 09 janvier 2016 16:43)

    Hello Brice,
    Je ne suis pas éditeur, juste auteur, mais effectivement je compte bien faire la critique de l'anthologie du Prix Mille Saisons 2017, que je sois sélectionné ou pas (oui, j'ai répondu à l'appel à texte cette année encore).
    J'ai vraiment adoré cette aventure, participer à plusieurs salons avec mes co-auteurs et les éditions Le Grimoire. Si nous sommes tous les deux sélectionnés nous aurons peut-être l'opportunité de faire connaissance.
    Cela dit, si tu veux que je te fasse part de mon analyse de ton texte, n'hésite pas à me l'envoyer par email à l'adresse contact@philippe-aurele.fr ;)

  • #3

    Brice Milan (samedi, 09 janvier 2016 21:20)

    Salut Philippe-Aurèle,

    Je suis impressionné par la rapidité de ta réponse.
    Comment sais-tu que j'ai soumis un texte au prix 2017?
    Intuition "fantasy" ?

    Bien évidemment, si nous sommes sélectionnés (la réponse tarde à venir!), j'espère te rencontrer.

    Brice

  • #4

    Philippe-Aurèle (dimanche, 10 janvier 2016 13:37)

    Avé Brice,

    Je n'ai pas de mérite à propos de la rapidité de ma réponse, je suis notifié lorsqu'on écrit sur mon blog. Je ne savais pas à proprement parler que tu avais participé, s'était une simple déduction de ma part ;)
    A bientôt, j'espère,

    Philippe-Aurèle

  • #5

    Philippe-Aurèle (vendredi, 15 janvier 2016 11:24)

    Hello Brice,

    A moins que tu n'aies utilisé un nom de plume, je suis au regret de t'informer que tu n'as pas, comme moi, été sélectionné pour le prix Mille Saisons 2017.
    Si tu veux que je te fasses part de mon opinion sur ton texte, tu peux me l'envoyer à l'adresse mentionnée plus haut.
    Polymnie, muse de l'écriture, n'est pas une fille facile, cent fois sur son métier il faut remettre son ouvrage.
    Je serais néanmoins sur le stand des éditions Le Grimoire au prochain salon du Livre de Paris à compter du 17 mars prochain. Je devrais y être tous les jours, donc si tu passes sur le stand, n'hésite pas à te signaler à moi :)
    Au plaisir de te lire ou de te voir prochainement.

  • #6

    Brice Milan (vendredi, 22 janvier 2016 10:21)

    Merci Philippe-Aurèle pour ton message. J'avoue avoir été déçu, d'autant plus que j'ai envoyé deux mails à Olivier Portejoie (qui ne porte pas bien son nom en l’occurrence!) pour avoir quelques retours sur mon texte. J'accepte avec plaisir ta proposition, car je préfère entendre que ma prose ne vaut rien, plutôt que ne rien dire du tout. Pour le salon du livre à Paris, je rêverai d'y aller. Il faut que j'arrive à m'organiser dans mon travail et avec ma petite famille (trois enfants, dont deux ados!). Je t'envoie donc mon texte à ton adresse émail. Merci d'avance ! Brice