La genèse

 

Tout petit déjà je voulais montrer mon [biiip] à tous les passants. Heu, non, ce n'est pas ça ! Dès ma préadolescence j'ai commencé à jeter des bouts d'histoire sur des feuilles. A l'époque il s'agissait surtout d'histoires inspirées par les superhéros Marvel ou DC Comics.

 

Dans mes années post bacs j'ai fait deux découvertes qui ont modifié radicalement mes centres d'intérêts : Tolkien et le jeu de rôles en commençant dans ce dernier cas par Donjons & Dragons. De joueur je suis rapidement devenu maître de jeu et j'ai commencé à écrire mes propres scénarii. C'est ce qui m'a ramené à l'écriture, principalement dans le domaine de la fantasy tendance heroic, établissant par là un lien avec mes premières sources d'inspiration. Mes récits d'alors portaient sur mon perso de D&D préféré, un barbare sagace du nom de Grunt. L'univers que je décrivais (fortement inspiré de la région de Laelith décrite par feu la magazine Casus Belli) portait déjà en lui les germes du roman que je souhaite écrire et mis en scène dans ma nouvelle "Atrium Miraculorum".

 

Peu après j'ai également fait a découverte de la SF, avec un prédilection pour le space opera. Même s'il s'éloigne de ce genre le Dune de Franck Herbert m'a fasciné et j'ai beaucoup aimé aussi "La faune de l'espace" de Van Vogt. Plus tard c'est Carolyn Cherryh qui m'a régalée, notamment avec le cycle de Chanur. Son oeuvre m'a inspirée une autre idée de roman où la conquête de l'espace profond n'est faite que par une seule nation, la nôtre, suite à une série de découvertes scientifiques et à un contexte géopolitique défavorable sur terre. Ce n'est pas que je sois un nationaliste échevelé, loin de là, mais il y en a un peu marre que les américains sauvent le monde toutes les 4 secondes et demi. Là aussi les bases qui avaient été jetées pourraient bien être reprises dans un futur space opera.

 

Mon principal problème à ce moment-là, c'est que je n'aime pas ce que je produis. Quand on n'est pas convaincu soi-même, on a peu de chances de convaincre les autres. Et puis mon rythme de vie s'est accéléré avec la rencontre de ma femme, la naissance de mes enfants et l'énergie consacrée à ma carrière. Je reste un gros lecteur mais je ne prends plus le temps d'écrire. Le temps passe et le rythme de ma vie se ralentit : Les enfants ont grandi, ils sont devenus plus autonomes et j'ai atteint dans ma vie professionnelle un niveau d'épanouissement satisfaisant. Du coup, quand je tombe tout à fait par hasard sur un livre vraiment mauvais, sur le fond comme sur la forme, je me dis que si cet auteur-là (dont je ne me souviens pas du nom) peut être publié à plusieurs reprises, je me dis : "Pourquoi pas moi ?"

 

Après quelques recherches sur Internet, je finis par tomber sur l'atelier d'écriture de Laure Pécher qui a publié un livre qu'on aurait pu penser créé pour moi : "Premier roman, mode d'emploi". C'est le déclic. L'atelier n'est pas dédié à la stylistique, il travaille plus sur le fond que sur la forme, mais il n'en décoince pas moins ma plume. Suite à l'atelier, je me suis demandé comment continuer à forger ma plume. Une amie de stage m'a conseillé de participer à des concours de nouvelles. J'ai suivi ce conseil et j'ai eu la chance d'être sélectionné dans deux des quatre concours auxquels j'ai participé, dont le principal, le prix Mille Saisons, qui me vaut d'être publié pour la première fois.

 

To be continued ...