Robert Merle

 

Il s'agit d'un des rares auteurs français de mon Panthéon, ce qui m'attriste et m'interpelle : je ne prétend pas que je serais celui qui portera la S. F. ou la Fantasy française au pinacle, mais au moins je vais essayer, ce qui sera probablement loi d'être suffisant.

Plusieurs œuvres de Robert Merle m'ont plu ou m'intéressent, au nombre desquels : 

  • Malevil : l'histoire d'une communauté de survivants après une guerre nucléaire (lu) ;
  • La mort est mon métier : l'histoire romancée du commandant du camp d'Auschwitz (lu) ;
  • Un animal doué de raison : une réflexion sur ce qui sépare l'homme de l'animal (à lire) ;

Mais c'est sa série de romans historiques Fortune de France qui m'a captivée. C'est une fresque historique extrêmement bien documentée qui raconte à la fois la vie d'un cadet issu d'une basse noblesse de Province et l'histoire de France sous les rois Henri III, Henri IV et Louis XIII. Outre le souffle souvent épique de cette série, c'est la langue utilisée par Robert Merle qui est remarquable : à la fois lisible et crédible, mêlant savamment vocabulaire médiéval et langue moderne, c'est un régal à lire. C'est l'une des sources de mon projet de roman De Cape et d’Épine, même si  le fond est infiniment moins ambitieux que celui de Fortune de France.